Cliquez le lien suivant si la lettre ne s'affiche pas correctement http://www.mkc-consulting.com/lettres/1806.htm

NEWSLETTER

Avril 2006

   
Le développement du secteur TIC tunisien:
Une question d’équilibre entre
Off-shore et On shore

Partie II: l'intérêt de bâtir un secteur TIC on-shore solide
Par Kley Visentin, Consultant en Stratégie d’Affaires, www.mkc-consulting.com

 
   

La nécessité d’un développement rapide et soutenue du secteur TIC

En ce qui concerne les TIC, le monde des affaires Tunisien est dans une phase de rattrapage des économies les plus avancées. Ce processus met la pression sur les entreprises TIC pour qu’elles accroissent rapidement la qualité de leurs produits et services.  La création de ces capabilités au travers d’un développement interne coûte très cher et peu prendre plusieurs années.  Le meilleur moyen pour acquérir ces capabilités rapidement est de rendre les produits et le savoir faire actuellement disponibles dans les pays développés facilement accessibles aux entreprises locales. Dans cet esprit, l’établissement d’un environnement d’affaires attractif et la suppression des barrières commerciales sont indispensables pour le développement futur du secteur.

Malgré que ce secteur soit l’un des plus libéralisés de Tunisie, seul 6% des entreprises TIC sont des filiales d’entreprises internationales. Le secteur TIC continue à faire face à des problèmes affectant la distribution locale de produits et services TIC importés. Quelques exemples :

  • L’acquisition de services en ligne. Chaque entreprise Tunisienne qui achète des logiciels importés peut utiliser des services fournis depuis l’étranger. Cependant, il y a encore des difficultés pour payer en ligne et en devise certains services tels que l’aide à l’installation, le « help desk » et le support technique pour les logiciels d’entreprise.  


  • La protection contre le piratage. L’ouverture de l’accès à des logiciels étrangers est très souvent accompagnée de fortes restrictions relatives au copyright. Bien que membre de l’O.M.C., la Tunisie présente toujours des faiblesses dans l’application de règles internationales sur le droit d’auteur.


  • Les déplacements des professionnels à l’étranger. Dans l’industrie des TIC il est d’usage que les spécialistes viennent directement chez les clients pour travailler sur des projets et ceci sur une période déterminée. La possibilité pour des professionnels en TIC étrangers de travailler en Tunisie sur un longue période, et réciproquement, permettrait de répondre plus rapidement et à un coût de transaction moindre.

Le tableau suivant récapitule les plupart des barrières affectant le développement  du secteur IT et que l’on peut retrouver dans les analyses on-shore et off-shore présentées ici ainsi que dans l’article précédent.

 

En conclusion, trois recommandations sont à retenir, pour aider les décideurs à formuler une stratégie de renforcement du secteur TIC, et lui conférer  un rôle décisif dans la consolidation des avantages compétitifs de la Tunisie:

  1. Le développement des TIC doit s’intégrer dans un plan global de développement d’une société de l’information en Tunisie, faisant appel à des expertises locales ou à défaut à des transferts de technologies avec des partenaires stratégiques associés sur le long terme. Les principes qui gouvernent le choix des fournisseurs et les modalités d’appels d’offre et d’adjudication au moins disant qui ont cours aujourd’hui, sont à notre avis, à revoir complètement.


  2. S’écarter de l’idée basique qu’une main d’œuvre disponible et avec de faibles salaires est génératrice de Business ou d’investissement directs étrangers. Il y aura toujours des pays moins chers et dotés d’infrastructure d’accueil meilleure. Vu la taille des entreprises tunisiennes, miser plutôt sur les demandes spécifiques et les attentes des marchés niches, pour lesquelles la Tunisie pourrait avoir un meilleur positionnement.

  3. Internationaliser le secteur TIC en négociant des accords de libéralisation bilatéraux et réciproquex pour l’ensemble des modes de fourniture des services, selon le cadre générale AGCS de l’OMC. Ceci favorisera le développement de l’infrastructure et les transferts de technologies grâce notamment à une liberté d’exercice des professionnels sur un territoire plus large.


Imprimer cet article
 
 


AGENDA
         Brunch-Conférence
22 Avril 2006
à Sousse
pour plus d'information
 
Séminaire inter entreprises
18 Mai 2006
à Sfax
pour plus d'information
 
 

Demandez le programme
de formation 2006

AUTRES ARTICLES...
Les temps qui courent...
Qu'est ce qu'un coach en entreprise
Le défi de la complexité
Performance, compétitivité et entropie d'entreprise
De la mesure au management des coûts
La logistique : véhicule de logique organisationnelle
L'entreprise orientée stratégie
La planification de la chaîne logistique

Consulter l'archive
Nous contacter
Home page MKC
Designed by Mediatix