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Pour fonder une politique de libéralisation des services, l'étude présente trois axes stratégiques à prendre en considération, à savoir :
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La mise en oeuvre d'une stratégie transversale. L'éclatement de la chaîne de valeur internationale sur plusieurs industries nécessite une nouvelle vision du processus de création de richesse. La politique traditionnelle qui s'est concentrée sur l'ouverture sélective des secteurs devrait maintenant adopter une approche plus transversale. Les décideurs auront besoin de se concentrer sur la création d'avantages comparatifs globaux, en particulier au niveau des services d'infrastructure telles que la Recherche et le Développement et les Télécommunications. Par cette approche, la libéralisation des services devrait se concrétiser par l'élimination des obstacles à l'investissement. Les objectifs de compétitivité des services d'infrastructure tels que le transport, les télécommunications et les services financiers, sont de relier les chaînes de valeur des entreprises ensembles. Or, le découpage sectoriel et l'éclatement des structures de tutelles qu'on observe actuellement en Tunisie, limite la mise en oeuvre d'une stratégie transversale et limite donc la compétitivité globale du pays.
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L'amélioration du temps de réponse et des coûts de transaction. Les services de support tels que le conseil en Supply Chain Management et logistique contribuent à la compétitivité globale des filières en permettant à moindres coûts, un accès rapide inter chaînes de valeur. Les changements dans le système de production international, y compris l'intégration des nouvelles technologies et l'apparition du commerce électronique, appèlent à la disponibilité et l'accès à moindre coûts de prestations de services d'infrastructures de classe mondiale, rendues possibles par le biais de restructuration et fusion-acquisition notamment, et à donc à plus grande libéralisation.
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L'internationalisation de l'entreprise. L'ouverture économique et la libéralisation entraînent une nouvelle donne pour l'entreprise tunisienne. Celle-ci sera de plus en plus amenée à s'internationaliser pour se rapprocher, soit de ses clients, ou de ses sources d'approvisionnement stratégiques, ou encore à s'implanter là où les facteurs de production sont plus faibles. Plusieurs secteurs de l'économie peuvent donc être lésés par un processus de libéralisation unilatéral. Chaque fois, que des enjeux d'internationalisation sont identifiés, la Tunisie devrait l'intégrer dans sa stratégie de négociation. Cette approche pourrait stimuler des investissements dans certains secteurs considérés comme saturés et conduirait à une plus forte intégration dans les chaînes de valeur internationale, grâce notamment à l'accès à des services de développement tels que le marketing, la publicité, ...etc.
Pour conclure, rappelons que le secteur des services en Tunisie est un élément vital de l'économie. Il représente 60% du PIB, il contribue à hauteur de 20% du total des exportations, avec un solde dans la balance des paiement excédentaire (1.707MDT en 2003) et emploie environ 53% de la population active (contre 33,9% pour les industries manufacturières). Plus que jamais, nous avons besoin d'indicateurs appropriés et un cadre juridique favorable et évolutif afin d'accompagner la libéralisation inéluctable du secteur, matérialisés par une Politique Nationale des Services.
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