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Qui est le cabinet MKC ?
MKC
a été crée en 1997. A l'origine, le cabinet
se positionnait sur des missions de délocalisation et de
transferts de technologies. Nos clients étaient essentiellement
des entreprises européennes qui cherchaient à s'implanter
hors Europe.
Progressivement, notre expertise en conduite de projets d'envergure
s'est renforcée, c'est ce qui nous a permis de
nous positionner sur le marché du conseil en organisation
et management.
Vous vous présentez comme un 'catalyseur de succès'.
Qu'entendez-vous
par cela ?
Nous
avons une vocation opérationnelle. Notre rôle consiste
d'abord à comprendre et à modéliser la
problématique posée, pour construire l'approche
méthodologique la plus appropriée. Ensuite, nous accompagnons
nos clients, dans la mise en place et l'installation des solutions
développées. Bref, nous ne sommes pas des vendeurs
de rapports.
Ce que nos clients attendent de nous, c'est de déclencher
et d'accélérer les changements. Comme un catalyseur
dans une réaction chimique.
Quels sont vos domaines d'intervention aujourd'hui
?
Nous
intervenons essentiellement sur des problématiques d'amélioration
de la performance. Il nous arrive aussi d'intervenir dans
la création de concepts et le lancement d'activités
nouvelles. D'une manière général, nous
répondons à trois attentes génériques,
qui peuvent être combinées :
- Comment développer les ressources de l'entreprise ?
- Comment transformer, voire réinventer l'entreprise
?
- Quelles technologies mettre en œuvre ? C'est autour de
ce triptyque que nous situons nos champs de réflexion et d'actions.
Et la Qualité dans tout cela ?
Pour
nous, la Qualité est un concept de management au même
titre que la Supply Chain ou le Knowledge Management. Bien sûr,
nous accompagnons les entreprises, qui nous le demandent, dans leur
projet de certification. Mais nous évitons de proposer des
recettes toutes prêtes.
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Certaines entreprises ont besoin de
développer leur culture commune et valeurs spécifiques
avant d'aller vers des solutions ‘standard' !
Comment abordez-vous les systèmes organisationnels ?
Nous
nous appuyons sur un concept issue de la thermodynamique, la biologie
et la cybernétique. Il s'agit de la théorie
des systèmes complexes. Dans notre jargon, nous résumons
cela par le Conseil Global Systémique ‘C.G.S'.
L'approche systémique, consiste à voir, d'une
part, les interactions et interrelations plutôt que les chaînes
linéaires de cause à effet, et à voir, d'autre
part, les processus de changement et les conditions d'équilibre
dynamique plutôt que des schémas instantanées
et les conditions d'équilibre statique.
Nous considérons que l'entreprise est un système
complexe. En s'appuyant sur le C.G.S, nous aboutissons à
la construction d'une modélisation pertinente de l'entreprise,
et à la construction d'une approche méthodologique
dédiée à la problématique en question.
D'après vous, quels défis doit relever l'entreprise
tunisienne ?
D'une
manière générale, la réalité
macro-économique des entreprises, et la succession des événements
externes (la globalisation, les concentrations, la digitalisation,
…etc.) font qu'elles deviennent davantage liées
les unes aux autres
L'entreprise tunisienne a plusieurs défis à
relever simultanément, aussi bien en interne qu'en
externe. Cela passe bien entendu par la maîtrise des disciplines
de management, mais aussi par la décodification des logiques
de pensées qui prévalent dans l'entreprise.
Il y a, d'une certaine manière une forme de management
‘à la tunisienne' qui se développe dans
nos entreprises. Ce qui fait défaut, c'est la référence
à des analyses psychosociologiques des modèles d'interaction
développée spécifiquement dans le contexte
tunisien. Il faudrait encourager nos penseurs et chercheurs en sciences
humaines à aller dans les entreprises. C'est des champs
d'expérimentation extraordinaire. Comprendre qui nous
sommes et comment nous fonctionnons est un pré requis pour
se fixer de nouveaux seuils de performance !
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Quel sens donnez-vous à Performance ?
Produire
est le premier acte de performance. Pour cela, il faudrait au préalable
développer une capacité à concevoir et à
vendre. Qu'il s'agisse de produire de la valeur, du
sens ou des liens sociaux, la performance se construit d'une
manière séquentielle, en mettant en œuvre les
« 3 C », à savoir la coopération, la communication,
coordination).
La performance ne peut s'obtenir que par des actes. Il ne
faut pas avoir peur de se tromper. L'apprentissage fait partie
du jeu.
Votre avis sur la conjoncture actuelle ?
La
conjoncture est par nature exceptionnelle. Pendant longtemps, les
analyses économiques, pratiquement partout dans le monde,
se sont appuyées sur des hypothèses fausses. Ces analyses
s'appuyaient sur des théories qui considéraient
que les systèmes économiques étaient prévisibles,
reproductibles et surtout réversibles. C'est absolument
faux.
N'ayons pas peur d'insister, les systèmes économiques
sont imprévisibles, non reproductibles et irréversibles.
L'approche analytique et dichotomique qui a servi à
modéliser notre monde socio-économique a prouvé
ses limites.
Nous devons adopter une nouvelle vision de notre réalité
socio-économique et surtout intégrer le fait que ‘l'imprévisible'
fait partie des défis auquel nous devons faire face.
Là encore, le recours à l'approche systémique,
qui combine rigueur conceptuelle et pragmatisme de l'action,
nous permettrait de prendre conscience et d'affiner notre
perception et compréhension du comportement complexe de notre
environnement, pour nous permettre de nous orienter et d'agir.
Il est urgent de former des jeunes à cette nouvelle discipline.
Que pensez-vous maintenant du métier de conseil en Tunisie
?
Le
conseil en Tunisie n'a pas encore acquis ses lettres de noblesse.
Les besoins urgents et confus de nos entreprises laissent la porte
ouverte à plusieurs intrus. C'est aux entreprises d'être
plus vigilantes.
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